Club d’Arras : atelier avec Maître Hiromi Tsukada

Depuis 5 ans, Etienne Pesin a créé un club à Arras. Je vous invite à découvrir son site : Arras Bonsaï Club.
Il a eu la gentillesse de m’inviter à suivre un atelier le 13 mai.
J’y ai découvert 6 élèves studieux sous la direction d’un maître japonaise très sourillant et détendu.
J’ai pu suivre le travail complet de deux arbres, je vais commencer aujourd’hui avec une azalée, et je continuerai plus tard avec un épicéa.

Cette très belle azalée appartient à un bonsaika que vous connaissez sans doute : Toche.

Il a commencé par expliquer son projet à M Hiromi Tsukada avec l’aide de la traductrice Dominique.

et hop ! ce dernier a pris la scie … ( Il a été si vite que je n’ai pas eu beaucoup de temps pour soigner mes photos ! )

une branche en bas…

une branche en haut, elle était en opposition avec une autre branche.

Ensuite chaque branche a été débarassée d’une grande partie de ses pousses pour ne garder que les terminales, celles qui vont l’aider à s’allonger et à se fortifier.

Voila l’arbre presque fini, il ne reste plus qu’à retravailler les coupes pour qu’elles suivent le tronc.

sous un autre angle …

Nous avons tous été bluffés par la vitesse et la dextérité du maître.

Exposition de l’Arbre dans la Main

En octobre 2011, le club l’Arbre dans la Main de Villeneuve d’Ascq a organisé une exposition dans l’espace Culture de l’université de Lille I.

Une partie des plus gros arbres était exposée dans le patio,

Dans notre club, les arbres sont très variés. Un de nos membres s’est spécialisé dans le marronnier et a présenté ici une de ses plus belles pièces :

une autre partie des arbres se trouvait dans la galerie

Un abricotier ( Prunus mume )

Une composition regroupant un ceriser de Ste Lucie (Prunus mahaleb) et un orme de Chine (Ulmus parvifolia)


Un hêtre (Fagus crenata)

Un berberis

Un érable de Buerger planté sur roche ( Acer buergerianum)

La lumière du matin y était particulièrement agréable sur cette forêt d’Ormes champêtres (Ulmus campestris)

Un chêne (Quercus robur) accompagné d’un suiseki

Un pin noir (Pinus thunberghii) en cascade au dessus d’un callicarpa

Presque chaque bonsaï était accompagné d’un suiseki ou d’une plante d’accent comme ici ces champignons :

et enfin la troisième partie des arbres était exposée devant un damassama, instrument électronique constitué de capteurs de mouvement et de bols tibétains…

On commence par une aubépine (Crataegus monogyna)


un pin blanc (pinus parviflora)

un grenadier (Punica granatum)

une autre composition formée d’un pin mugho (Pinus mugo pumilia) et d’un cotoneaster

Un stand pédagogique avait également été installé pour présenter tous les aspects techniques de notre passion :

Stage avec M Kawabe, 12ème épisode et fin : les pins de Michel et de Gilles

Je termine la série de reportages sur le stage avec M Kawabe.

Il me reste à vous raconter les transformations de 2 pins sylvestres très différents, le premier d’une quarantaine de centimètres assez fin et le deuxième de plus d’ un mètre !

On commence comme toujours avec une analyse et l’écoute attentive de la vision du propriétaire.

ensuite, il faut alléger un peu la ramure

puis elle sera mise en place

à l’aide de ligatures et de fins haubans accrochés à des vis, plantées dans le tronc.

Le résultat est un arbre simple et aérien, très agréable à regarder.

On termine cette série d’arbre avec un pin très impressionnant.

1ère étape : observation du nebari,

ensuite on examine la partie haute.

M Kawabe est obligé de monter sur une chaise pour se mettre à la hauteur de l’arbre !

Il place un ridoir pour amener la tête dans la position souhaitée

voila un premier résultat d’une mise en place un peu physique !

M Kawabe explique enusite au propriétaire de l’arbre comment il doit ligaturer la branche principale pour la placer.

Ce qui donne cette très jolie branche qui cascade…

Lors de la discussion autour de cet arbre, M Kawabe nous a écrit un texte au tableau

qui m’offre une très jolie conclusion pour ce reportage:

Pour bien travailler ses bonsaï, il y a

ce qu’il faut faire maintenant,

ce qu’il ne faut pas faire maintenant

et ce qu’il faut faire plus tard !

Stage avec M Kawabe, 11ème épisode : le mélèze d’Alain et le prunus de Thierry

Je n’ai pas beaucoup de photos de ces deux arbres, c’est pourquoi je vous les présente dans le même billet.

Ils sont très différents : l’un est un plant brut, l’autre un arbre bien avancé pourtant M Kawabe leur a accordé la même attention et a félicité les propriétaires pour leur travail avec le même enthousiasme.

Le mélèze d’Alain est une bouture d’un mélèze issu de graines qu’il a ramenées du Japon ( si j’ai bien écouté ?)

M Kawabe a beaucoup aimé le nebari de cet arbre et il a précisé que seule une bouture pouvait donner un aussi beau nebari.

Cet arbre doit devenir un shohin c’est à dire un bonsaï de petite taille ( non non ce n’est pas un pléonasme !) , il faut donc pour cela tordre fortement une branche afin qu’elle devienne la cime.

Après qu’Alain ait protégé l’écorce par du raphia et ait placé une ligature, M Kawabe plie le tronc et le maintient par deux haubans.

La torsion est très forte, il faut maintenant laisser les fibres travailler.

Le prunus de Thierry est un prélèvement.

C’est lui qui a entièrement créé le bois mort. Il a amené cet arbre à M Kawabe pour lui demander son avis sur la partie haute que beaucoup de personnes lui conseillent de couper.

M Kawabe lui a dit “vous l’avez fait, c’est que cela vous plait alors il faut la laisser” et il l’a beaucoup complimenté sur ce travail de bois mort.

La seule amélioration qui lui a proposée : amener la partie vivante plus vers le centre de l’arbre.

Stage avec M Kawabe, 10ème épisode : le genévrier de Dominique

Après une petite pause, je reprends mon récit de l’atelier avec M Kawabe.

Le travail sur ce genévrier de Phénicie n’a pas été très spectaculaire “bonsaïstiquement” parlant mais M Kawabe nous a étonnés.

Il a d’abord demandé au propriétaire de nettoyer le bois mort tout en dégageant les veines vivantes :

Une fois  ce travail terminé, il nous a montré comment travailler dans de bonnes conditions :

En attendant de pouvoir rempoter correctement l’arbre et pour pouvoir le travailler, il fallait incliner fortement le pot.

M Kawabe a donc demandé au propriétaire s’il était pret à sacrifier son plateau.

La réponse étant positive, il a percé des trous tout autour du plateau puis dans le pot en plastique

Il a relié le pot au plateau par des fils de ligature

et a maintenu le pot incliné dans la bonne position par un autre fil horizontal

et une petite cale.

Ensuite il a placé une planchette devant la terre afin que celle-ci ne puisse pas partir au fur et à mesure des arrosages.

L’arbre va pouvoir ainsi s’habituer petit à petit à sa future position.